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Vanilla 1.1.2, par Lussumo
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  1.  
    • CommentAuthorLna
    • , CommentTime19/02/2010
     
    ...et intra-académique, puisque dans la même veine, dans le 2nd degré cette fois, un syndicat rapporte la "réquisition" d'une tzr qui aurait été extirpée de son affectation à l'année pour aller assurer un remplacement hors-zone. Je n'ai trouvé aucun autre article évoquant la question dans de plus amples détails mais l'histoire mérite d'être éclaircie (tant au sujet du commencement que des suites de cette effroyable affaire) !!! Avez-vous d'autres éléments à ce sujet ??? Si l'affaire est confirmée, il va nous falloir nous munir d'un modèle de recours hautement efficace pour parer à la multiplication d'autres scénarii dans le genre !!!

    Extrait du communiqué du syndicat en question :
    Communiqué de presse du [...] du 15 février 2010
    "PROFESSEURS TITULAIRES REMPLAÇANTS : ET MAINTENANT LES REQUISITIONS !

    Le [...] a appris avec indignation qu'une collègue, professeur de [...], TZR du Tarn, et affectée à l'année, a été contactée par le rectorat de Toulouse pour être "réquisitionnée" et enlevée à ses élèves du Tarn, afin d'assurer un remplacement au lycée de Millau, à cent kilomètres de son affectation première. Cette "réquisition" fait suite à l'adresse de la FCPE locale au Ministre de l'Education nationale. Avec générosité, on assure à notre collègue qu'elle sera hébergée au lycée et que l'on favorisera sa mutation prochaine !"
  2.  
    Effectivement cette affaire mériterait qu'on en sache plus. Il n'y a visiblement que le SNALC qui aborde le sujet.
    Je reste dubitative parce que j'ai tout de même du mal à imaginer que la FCPE puisse se satisfaire de cette solution, or elle n'en parle pas sur son site (seule la première lettre, demandant un professeur de mathématiques pour les lycéens est évoquée...)
    Il faudrait contacter la FCPE locale pour avoir le fin mot de l'histoire...
    • CommentAuthorLna
    • , CommentTime19/02/2010
     
    Personnellement, plus rien ne me surprend... J'imagine très bien le rectorat, dans l'impossibilité de trouver un non-titulaire qui accepte de se rendre à Millau (les étudiants sont plutôt à Toulouse où ils ont des cours aussi je les vois mal accepter de perdre du temps sur leur préparation ainsi que de l'argent en déplacements), en trouver plus facilement un pour se rendre dans le Tarn (mieux et plus rapidement desservi que l'Aveyron) et extirper une titulaire (laquelle, à la différence d'un non-titulaire n'est pas en mesure de refuser quoi que ce soit) pour l'envoyer dans une zone limitrophe... Et devant le T.A., le rectorat ira invoquer le cas de force majeure & la sacro-sainte nécessité de service, trouvera une phrase suffisamment ambigüe d'une circulaire ou d'un décret tout aussi improbable et aura gain de cause...

    Insupportables ces parents d'élèves de plus en plus clientélistes et procéduriers qui n'anticipent absolument pas les conséquences de leurs actes ! Se rendent-ils seulement compte que leurs jérémiades, loin d'aboutir à des créations de postes va légitimer des mesures-bricolages insupportables pour les enseignants et rendre de plus en plus précaire les conditions d'exercice des tzr ?
    Eux se permettent de menacer l'institution et de porter plainte dans un fracas médiatique qui risque de donner des idées à beaucoup d'autres... Déjà que lorsqu'ils ont un motif de grief, la mode est d'aller se plaindre directement aux chefs d'établissement voire aux inspections académiques comme cela vient de se produire dans mon lycée plutôt que de rencontrer les principaux intéressés (enseignant incriminé voire prof principal), si maintenant attaquent directement le ministre, où va-t-on ??? Et le ministère de leur donner raison...

    Et les profs, portent-ils plainte contre le ministre ???
    • CommentAuthorLna
    • , CommentTime19/02/2010
     
    Le lien vers la fameuse lettre de la FCPE au sujet du remplacement en maths au lycée de Millau :

    http://www.midilibre.com/articles/2010/02/10/MILLAU-Lettre-a-Luc-Chatel-ministre-de-l-39-Education-nationale-1106095.php5

    J'adore les lignes suivantes :

    " Les parents refusent que leurs enfants soient sacrifiés sur l'autel de la politique de restriction budgétaire, aggravée par notre éloignement de Toulouse. [...] qui d'ores et déjà voient leurs chances d'intégrer une grande école restreintes par l'incurie des services du rectorat.
    M. le Ministre, croyant que la réussite de nos enfants vous tient à coeur..."

    A leur place, je porterai plainte contre le responsable de la géographie de Midi-Pyrénées...

    J'espère au moins que la FCPE81 va réagir contre le rapt de leur prof de maths par la FCPE12 :-)

    Enfin, pour résoudre définitivement le problème, et histoire de rire un peu, je suggère que ces braves enfants millavois portent plainte contre leurs parents pour les avoir fait naître et/ou les maintenir dans un no man's land compromettant leurs chances de devenir Einstein ainsi que pour la mauvaise éducation reçue découlant des agissements outranciers de leurs géniteurs ;-)
  3.  
    lna a écrit :
    Personnellement, plus rien ne me surprend...

    De la part du rectorat, ça ne me surprendrait effectivement pas le moins du monde. C'est plutôt du côté de la fédération de parents d'élèves que mon étonnement viendrait. (Je garde le conditionnel, l'affaire n'étant pas confirmée).
    lna a écrit :
    Insupportables ces parents d'élèves de plus en plus clientélistes et procéduriers qui n'anticipent absolument pas les conséquences de leurs actes ! Se rendent-ils seulement compte que leurs jérémiades, loin d'aboutir à des créations de postes va légitimer des mesures-bricolages insupportables pour les enseignants et rendre de plus en plus précaire les conditions d'exercice des tzr ?


    Je ne te suis pas là dessus. Les parents qui vont se plaindre au recteur directement ou auprès du CDE avant même d'essayer de rencontrer le professeur en question, oui bien sûr, là, c'est absurde, mais des parents qui ont des enfants en terminale ou en première sans professeur de maths, ce n'est quand même pas normal. Quelle solution ont les parents? à part payer des cours particulier ou par correspondance à leurs enfants (ce qui me semble assez contraire tout de même à l'esprit de l'école publique et sans compter les inégalités que cela génère)?
    Et franchement, je préfère qu'ils s'attaquent directement au ministère qui décide tout de même des recrutements, plutôt qu'au chef d'établissement, qui n'a aucun pouvoir sur les remplacements, ou à la pauvre gestionnaire du rectorat qui n'y peut rien non plus si elle n'a que deux TZR pour 36 postes à pourvoir...
    C'est sûr, ce type de plainte juridique ou très médiatique, une par-ci par-là, ne permet que de bricoler un truc pas terrible pour les TZR, ni pour les élèves. C'est toujours celui qui crie le plus fort qui est entendu. C'est un peu la même chose en ce qui nous concerne...
    De là à se taire...
    • CommentAuthorIndy
    • , CommentTime19/02/2010
     
    On ne va pas reprocher aux parents de se bouger pour que leurs enfants aient un professeur, quand-même ! Ils devraient même exiger des professeurs compétents, enseignant la discipline pour laquelle ils ont été recrutés.

    Pour moi, que des élèves n'aient pas tous les professeurs compétents auxquels ils ont droit est tout aussi inadmissible que les manœuvres nauséabondes des rectorats. Je comprends que les agissements des rectorats envers les enseignants ne soient pas la première préoccupation des parents, mais qu'on ne me demande pas de cautionner une injustice pour éviter l'autre.
    • CommentAuthorLna
    • , CommentTime20/02/2010
     
    Désolée pour mes propos provoc mais franchement il y a en un peu marre de "Ouyapacours" et compagnie. Si les fédérations de parents d'élèves en sont comme les rectorats & le ministère à se livrer à de la pure gestion comptable et à se contenter de déshabiller des classes pour en habiller d'autres où va-t-on...???

    En tout cas, cette histoire m'intrigue beaucoup car nous ne savons pas s'il s'agit d'un "deal" à l'amiable entre le rectorat, la tzr en question et les chefs d'établissements concernés (ce que laisserait supposer la promesse de dédommagement en matière de mutation ultérieure) en guise de pis-aller ou s'il s'agit d'une mesure aléatoire et autoritaire de la part du rectorat. Dans le 1er cas, tant mieux si tout le monde y trouve son compte, dans le 2ème je trouve cela nettement plus grave et me demande alors comment le rectorat peut légalement remettre en cause un arrêté d'affectation à l'année en cours d'année ?
  4.  
    Bonjour,

    Pour ma part, je pense tout à fait louable l'inquiétude des parents sur l'absence de professeur pour leurs enfants. En revanche, il faut bien leur faire comprendre que ce n'est pas de la faute des enseignants, mais bien celle de l'organisation générale de l'EN. Ainsi, nous pourrions les avoir de notre côté.

    Nous pourrions même élargir cet aspect communication au niveau actuel de certains programmes. Dans ma matière, les nouveaux programmes consistent à plus ou moins reprendre les anciens en divisant par deux le contenu... Or je suis tenant d'une école qui ne laisserait personne sur le bord de la route, mais où le niveau d'exigence serait bien réel, meilleure garantie pour huiler l'ascenseur social.

    Un peu utopiste ce matin je suis...

    Bonne journée à tous.
  5.  
    crazycat54 a écrit :
    Pour ma part, je pense tout à fait louable l'inquiétude des parents sur l'absence de professeur pour leurs enfants.

    Certes, toutefois encore faut-il (faudrait-il?) qu'ils se renseignent sur ce qui se passe quand on leur trouve un remplaçant: quelles sont les conditions de travail dudit remplaçant? (parce qu'on peut retourner le problème dans tous les sens, un professeur sur trois établissements distants les uns des autres de plusieurs kilomètres aura moins le temps d'en faire qu'un autre... ou un prof envoyé de l'autre bout de l'académie qui fait 18 heures dans le même établissement), qui est ce remplaçant ? (un étudiant? un TZR? est-ce bien un professeur de la matière qui remplace ou est-ce que c'est quelqu'un qui enseigne d'habitude une matière considérée comme proche par le rectorat? etc.)
    Ces problèmes se multipliant cette année (au moins dans leur traitement médiatique), les parents sont de plus en plus informés que le problème ne vient pas de l'établissement mais du rectorat (au moins) ou du ministère (au plus).

    Pour les programmes... on en met toujours plus en faisant semblant de ne pas voir qu'en terme de temps, ça ne sera pas possible mais d'un côté, je crois que ça rassure les parents (si, si officiellement l'Egypte est toujours, ou peut toujours être, au programme de 6e... qu'en retiendront les gamins?) Et si j'ai bien compris, ça va être la même chose pour les nouveaux programmes du lycée: on survole!
    Dis voir Crazycat: 10% du temps en histoire, ça donne quoi en nombre d'heures?